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Rémi LFRéflexions et propositions pour construire une société meilleure, dessiner les contours d'un monde plus juste.

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Par Rémi LF :: 19/11/2007 à 12:20 :: Societe

 

 

Source : yahoo.lechatpresident.com

Des atteintes à la liberté d'exprimer ses opinions

Par Rémi LF :: 11/11/2007 à 00:50 :: Societe

Je voulais écrire sur ce sujet depuis un moment, et il se trouve qu'il est redevenu d'actualité.

 

L'article 11 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen du 26 Août 1789, contient une très belle phrase : "La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme".

 

Pourtant, j'estime que cette libre communication des opinions est menacée en France.

 

Je vais prendre deux exemples d'actualité :

 

* Nicolas Sarkozy a pour projet de faire voter une loi instaurant, au delà d'une certaine durée de conflit collectif dans une entreprise, un vote des salariés afin de déterminer si le mouvement de grève doit être suivi ou non par les salariés de cette entreprise.

 

* Des "AG" sont organisées dans des facs pour voter sur l'éventuel blocage de ces dernières pour protester contre le projet de loi Pécresse.

Vous allez me dire : "et alors ? S'il y a vote, il n'y a pas d'atteinte à la liberté d'expression" (combien de fois l'ai-je entendu au Printemps 2006). Et bien si, justement ! Car ces votes ont pour seul et unique objet d'empêcher certaines personnes d'exprimer leur opinion !

 

Jusque là, ceux qui voulaient faire la grève la faisaient, et ceux qui ne voulaient pas la faire ne la faisaient pas. Si le projet de Sarkozy passe, le vote fera que ceux qui voudront faire la grève ne le pourront peut'être plus, et que ceux qui ne partageront pas l'avis des grévistes pourront être contraints de devoir les suivre, ou voir leur lieu de travail bloqué.

 

Dans le cas des Universités on en arrive à des blocages qui ne servent qu'à empêcher certains d'exprimer leur accord avec le projet Pécresse. Et si l'on admet cette logique de vote qui peut déboucher sur le recours à la force pour empêcher une opinion de s'exprimer, un vote inverse est tout à fait envisageable : bientôt on votera la séquestration des étudiants protestataires pour ne pas qu'ils aillent défiler dans les rues.

 

Mais qu'est-ce que c'est cette société où certains s'arrogeraient le droit de voter sur ma liberté de communiquer mes opinions, quelles qu'elles soient ?

 

La libre communication des opinions est un droit individuel, il n'y a pas à voter dessus, et pourtant je suis très attaché à la Démocratie. Mais où est la Démocratie quand suite à un vote la majorité empêche la minorité de s'exprimer ? Verrons-nous bientôt les parlementaires de la majorité refuser à ceux de la minorité l'entrée au Parlement ?

 

Ce qui se passe est grave, très grave.

 

Défendre la liberté d'exprimer ses opinions est un combat bien plus important que de lutter contre tel ou tel projet de loi, protester contre tel ou tel conflit collectif.

Par exemple, au moment du CPE, je contestais ce contrat, n'y voyant aucun intérêt ni pour les salariés ni pour les employeurs, mais jamais je n'ai pu cautionner le moindre blocage de fac (qui n'ont d'ailleurs rien fait avancer, le Gouvernement ne reculant que suite à des grandes manifestations nationales interprofessionnelles). J'aurai été choqué que l'on m'empêche de critiquer le CPE, donc j'ai trouvé aussi choquant qu'on empêche ceux qui étaient pour ce projet de le montrer en allant en cours plutôt qu'en allant aux manifestations.

 

Et ce sont bien les votes qui ont pour objet d'empêcher les personnes de s'exprimer que je condamne, et non pas certains comportements que j'ai pu observer par ailleurs (n'autoriser le vote sur le blocage qu'une fois que les opposants à un blocus sont sortis de la salle, bloquer sans même qu'il n'y ait un vote, tabasser ceux qui tentent de contester le blocage, organiser des "AG" monstre où il n'est pas possible de s'exprimer, refuser les votes à bulletin secret pour organiser des votes à mains levées où comme par hasard le vote n'est valable que s'il va dans un sens, etc.).

Ces comportements sont certes immoraux, malhonnêtes, honteux, illégaux, piteux, et minables, mais même sans ces comportements, un vote sur un éventuel blocage est condamnable.

 

Le seul blocage qui ait un sens serait de bloquer la Ministre concernée, afin de l'interpeller sur le sujet.

 

Car franchement, bloquer des routes et des gares comme on a pu le voir en 2006, hormis se mettre les gens à dos, leur donner envie de ne pas suivre la cause, ça n'a pas tellement d'intérêt. Mais parfois on se demande si ces personnes réfléchissent. Heureusement, dans des rares facultés, la majorité des étudiants avait compris qu'il était possible de concilier études et protestation, et qu'en ne bloquant pas les facs il y avait plus de monde aux manifestations : d'une part parce qu'un comportement respectueux des autres fait qu'on peut rallier plus facilement à une cause, et d'autre part car cela coûte moins cher en "absents à la manifestation" : il faut moins de monde pour rester en cours le prendre pour les camarades qui manifestent que pour bloquer une faculté !

 

Dans la ville où je vis, les étudiants qui contestent le projet Pécresse, a priori à juste titre, ont choisi une bonne façon de s'organiser : plutôt que d'imposer une opinion à tous via un blocage, le choix a été fait d'organiser une information de la population étudiante sur le projet de loi. Je trouve que c'est une très bonne idée. Malheureusement, je ne sais pas si ça va vraiment se faire car au lieu d'appeler ça "réunion d'information" cela s'appelle "AG" et un mail a déjà été envoyé aux étudiants de la ville, appelant à voter le blocage et insultant déjà ceux qui sont contre toute forme de blocage.

 

Dans le cas des grèves de salariés, le but du Gouvernement est de profiter des salariés dont la situation économique ne leur permet pas de faire une grève prolongée afin que par leur vote ils rendent fautive l'expression des grévistes. Ces derniers risqueront un licenciement et ne feront donc plus grève. Ce projet de loi représente donc bien une très grave atteinte à la liberté d'expression de ses opinions. Il faudra le combattre.

 

Un vote ne doit pas aboutir à interdire à d'autres de s'exprimer. Il me semble que c'est un principe sur lequel tout le monde devrait être d'accord. Si les personnes qui organisent de tels votes en étaient elles aussi victimes, elles changeraient vite d'avis sur le procédé.

 

Le Droit d'exprimer ses opinions est en danger, il faut tout faire pour le préserver ! Et je continuerai à avoir plus à coeur de défendre le droit de chacun de s'exprimer que de défendre mon opinion personnelle.

 

 

Rémi LF

Mon avis sur les tests ADN dans le cadre du regroupement familial

Par Rémi LF :: 23/10/2007 à 12:49 :: Societe

Je ne vois pas l'intérêt de tests ADN dans le cadre du regroupement familial.

 

En effet, dans un pays qui reconnaît l'adoption, c'est à dire la filiation par la loi et non pas uniquement par le sang, c'est incohérent et donc absurde.

 

J'ai presque le sentiment que ces tests ne sont proposés, non pas pour une question de filiation, mais pour une question de coût, afin "d'écarter" ceux qui ne peuvent pas se les payer.

 

Rémi LF

Réformer les retraites ?

Par Rémi LF :: 11/09/2007 à 22:01 :: Societe

L'actualité politique du moment concerne une réforme : celle des régimes spéciaux des retraites. Plutôt que de "réforme", il conviendrait de parler de "suppression" des régimes spéciaux des retraites. Du moins c'était ce qui était annoncé, et puis la "suppression" n'est plus sûre et certaine, on se remet à parler de "réforme", voire de "remise à plat". Bref, on ne sait pas vraiment ce qui s'annonce.

 

Cela ne nous empêche pas de réfléchir à la situation.

 

Il est vrai que les régimes spéciaux des retraites posent plusieurs interrogations.

Les raisons qui ont motivé leur création sont floues.

 

Les médias nous parlent de régimes qui ont été créés en raison de la dureté physique des professions concernées. Par exemple, dès 1673, les marins ont bénéficié d’une pension en cas de blessure les empêchant de continuer leur activité.

On lit ici où là que les régimes spéciaux ont été créés pour "récompenser ceux qui exerçaient un métier vital pour la nation". Cette raison peut justifier le régime des militaires.

 

Néanmoins, lorsque l'on consulte la liste de ces régimes spéciaux, il y a de quoi rester dubitatif !

 

Je ne savais pas que les Clercs et employés de notaire (hormis peut'être leurs éventuels technicien(ne)s de surface) avaient une profession particulièrement usante physiquement !  Ou qu'ils sont vitaux pour la nation. Certes on en a besoin, mais les notaires ne bénéficiant pas de régime spécial, seraient-t'ils moins vitaux pour la nation que leurs Clercs ou employés ? Ce serait absurde de le penser.

 

Je m'étonne aussi que ceux qui travaillent à la Chambre de Commerce et de l'Industrie de Paris bénéficient d'un régime dont ne bénéficient pas ceux travaillant auprès des autres Chambres de Commerce et de l'Industrie françaises.

 

Et que dire du régime spécial des personnels de l'Opéra National de Paris ? Leurs femmes de ménage transpirent plus que celles de l'Opéra national de Lyon ?

 

Je vais finir cette liste d'exemple par le régime spécial des ouvriers des établissements industriels de l'État. Comme si un ouvrier travaillant dans le secteur industriel privé n'avait pas un travail physiquement dur ou exerçait une profession moins vitale pour la nation ! Ils font quand même tourner l'économie !

 

 

Alors, sur le principe, oui : je pense qu'il faut se pencher sur la question des régimes spéciaux de retraite car il y a des choses qui ne vont pas !

 

Et s'y pencher intelligemment, c'est à dire en n'oubliant pas les régimes spéciaux des parlementaires, ces derniers sont certes vitaux pour la nation, mais ne connaissent pas l'usure physique de l'ouvrier qui est amené à porter des épaules de cochon entières sur son dos toute la journée. Et tant que j'y suis à parler des parlementaires, sur un sujet aussi important il ne serait pas inutile, même si la réforme peut être adoptée uniquement par la voie réglementaire, de les consulter. Et comme cela touche en partie au Droit du travail, associer les syndicats aux discussions, même si c'est pour ne pas suivre leur avis par la suite, permettrait de consulter les avis de toutes les personnes concernées par la réforme. En général c'est censé être constructif. A condition que l'on sache s'écouter, ce qui est malheureusement peu souvent le cas des deux côtés, en tous cas pas en public.

 

 

 

 

Réformer donc, mais avec quelles orientations ?

 

Je pense que que l'on soit travailleur dans le secteur public ou dans le secteur privé, cela ne devrait pas créer de différences tant dans les cotisations que dans les régimes de retraite. Un travailleur est un travailleur, quel que soit son employeur, et son travail doit recevoir la même estime en retour.

 

Je pense aussi, que beaucoup de régimes spéciaux sont injustifiés. Autant je comprends que les mineurs (pas les moins de 18 ans, mais les ouvriers des mines), au vu de la pénibilité de leur travail, doivent partir en retraite plus tôt. Mais pour ceux qui travaillent pour la Banque de France, je ne vois a priori pas en quoi leur situation justifie un régime spécial.

 

Il est à mon avis injuste que des travailleurs bénéficient de régimes favorables là où d'autres ont un travail plus pénible mais sans bénéficier de régime de faveur.

 

En fait, je pense que la seule spécificité que l'ont doit admettre pour certaines professions est l'âge du départ en retraite en fonction de la pénibilité des tâches accomplies au cours de la vie professionnelle.

 

Je ne suis a priori pas choqué par l'idée, si le corps et l'esprit suivent, que l'on demande à des chercheurs ou à des professeurs d'Université de travailler jusqu'à 70 ans. Si cela permet d'aider à combler le déficit des retraites, pourquoi pas ? (Quoique pour les professeurs d'Université se posera encore plus le problème du faible nombre de postes à pourvoir pour les nouveaux doctorants)

 

Qu'un bibliothécaire ou qu'une secrétaire prenne sa retraite après 60 ans, a priori ça ne me choque pas non plus, à condition que le physique et l'esprit suivent.

On est en principe en meilleure santé à 60 ans aujourd'hui qu'il y a 50 ans.

 

Néanmoins, en cas d'allongement de l'âge de départ à la retraite, il va falloir s'activer à faire évoluer les mentalités en France où nous connaissons un très haut taux de sous-emploi des quinquagénaires actifs.

 

Mais si tout cela ne me choque pas, je suis au contraire tout à fait choqué du fait que les ouvriers qui travaillent en usine ne puissent pas partir à la retraite à 50 ans ! On ne s'use pas autant lorsque l'on reste toute la journée assis sur une chaise que lorsque l'on fait les trois huit pour plier des tôles !

 

Plutôt que de créer un régime spécial pour les Clercs et employés de notaires, il aurait été préférable de créer un régime spécial pour les ouvriers travaillant en usine. Et un régime encore plus favorable pour les ouvriers qui travaillent dans les usines d'agro-alimentaire car ils sont soumis à des productions journalières à flux tendus (le travail d'un jour ne peut pas attendre le lendemain, même si cela suppose un nombre très élevé d'heures supplémentaires ou des cadences invivables).

 

Étudiant, j'ai connu plusieurs jobs d'Été différents. J'ai par exemple travaillé dans une usine agro-alimentaire. Mes collègues de 50 ans et plus faisaient à vue d'oeil plus que leur âge. Et physiquement, même si le terme peut paraître fort, il n'est néanmoins pas moins réaliste, certains étaient des loques humaines tant l'épuisement physique les avait usés.

Je ne peux pas en dire autant de mes collègues cinquantenaires avec qui j'ai travaillé dans le secteur bancaire.

 

Et pour continuer la comparaison : j'affirme, pour avoir connu les deux, que lorsque l'on travaille 39 heures en usine, non seulement on est plus usé et fatigué que lorsque l'on travaille 39 heures dans le milieu bancaire, mais à temps de travail égal, on travaille plus ! En tous cas l'effort à fournir est beaucoup plus grand et beaucoup plus douloureux.

 

Je ne dis pas que les employés de banque ne travaillent pas, au contraire. Mais rien de comparable avec un travail à la chaîne en usine.

 

Je pense qu'un ouvrier qui part à la retraite à 50 ans aura plus travaillé, plus fourni d'efforts dans sa vie professionnelle, que quelqu'un qui partira à la retraite à 60 ans en ayant travaillé toute sa vie assis à un bureau.

 

Et si vous n'êtes pas d'accord avec moi, j'ai un conseil à vous donner : Travaillez ! Non pas un travail où on ne rend pas de compte en permanence à quelqu'un, où on peut choisir ses horaires ainsi que sa cadence. Non, pas à un poste de planqué où la glande prime souvent sur le travail. Mais à un vrai Travail avec un T majuscule. Ou l'effort est constant, où on ne choisit pas quand on fait ses pauses, ni ses horaires, ni le rythme de son travail. Ou le fait de travailler vite ne permet pas nécessairement de travailler moins de temps.

Bref, devenez ouvrier à temps plein pendant deux mois dans une usine d'agro-alimentaire, juste pour essayer, et vous verrez que vous vous mettrez à considérer qu'ils méritent de partir en retraite bien plus tôt que d'autres.

 

Et ce n'est que justice car il ne faut pas se voiler la face : nous savons très bien que l'espérance de vie d'un ouvrier est bien moins inférieure que celle d'un architecte.

 

Alors, autant si je ne suis pas choqué que pour certaines professions l'âge de la retraite soit repoussé, autant je pense que pour certaines professions il devrait être avancé.

 

Un Été j'ai du remplacer un ouvrier dans un abattoir car il avait été arrêté à cause d'un blocage du dos. Le poste de cet ouvrier consistait à prendre des crochets de deux kilos pièce (un dans chaque main, pour ne pas perdre en productivité) dans le fond d'une haute benne pour les suspendre sur un rail métallique. Et ce tout le temps : 8 heures par jour quand il arrivait qu'il n'y ait pas d'heures supplémentaires à effectuer. J'ai donc passé tout le temps de ce contrat les bras ankylosés par le poids des crochets, et le dos souffrant de douleurs à force d'être tout le temps penché et de devoir tirer dessus. Je me penchais fortement pour soulever 4 kilos pour ensuite me redresser avec ces poids dans les mains afin de les suspendre au rail, qui était à une hauteur nécessitant de soulever encore les crochets.

 

On n'y pense pas quand on ne s'est pas frotté à ce milieu là, mais au cours de ma première expérience en usine (l'abattoir étant ma deuxième), au fil de mes discussions avec les ouvriers j'ai découvert que la plupart avaient été arrêtés plusieurs fois au cours de leur carrière pour être immobilisés sur un lit à cause de problèmes de dos. Pour eux c'est presque un aléa naturel de leur profession. Alors que dans tant d'autres professions un tel événement relèverait d'une grande surprise.

L'usure physique des ouvriers n'est donc pas une illusion ni un caprice de personnes voulant se faire plaindre. C'est une grave réalité !

 

Dans une moindre mesure, d'autres professions peuvent user physiquement ou porter des atteintes à la santé. Je ne peux pas toutes les lister, mais il y a ceux qui doivent rester debout toute la journée sans pouvoir faire de pause quand ils veulent. On oublie aussi souvent que les techniciens de surface sont souvent penchés. Et que dire des ouvriers du bâtiment à qui l'on demande parfois de soulever des parpaings ?

 

 

 

 

Pour toutes ces raisons, je plaide certes pour une uniformisation des régimes de retraite, mais à la condition sine qua non que l'âge du départ à la retraite dépende uniquement de la pénibilité des tâches accomplies au cours de la vie professionnelle ! (et non pas fonction de la dernière profession exercée car il serait trop simple d'avoir un travail non usant pendant 32 ans pour devenir ouvrier les 3 derniers mois de sa vie pour pouvoir partir en retraite plus tôt)

 

Corriger les inégalités des régimes de retraite ne se limite donc pas à supprimer des régimes spéciaux.

 

Après, il faudra veiller à une bonne application de ce que je préconise. Par exemple, tous ceux qui travaillent pour une usine n'ont pas à bénéficier de départs en retraite plus tôt que d'autres. Cela ne doit concerner que leurs ouvriers. Mais pas le dirigeant de l'usine ni sa secrétaire qui ne sera pas plus usée au travail qu'une secrétaire médicale. Une femme de ménage travaillant pour une banque doit pouvoir partir en retraite plus tôt qu’un assistant crédit.

 

Je propose qu'un organisme indépendant soit chargé de contrôler très régulièrement, ponctuellement, et par "surprise", la pénibilité des taches des personnes méritant de partir en retraite plus tôt.

 

On ne peut pas se fier aux seules qualifications. Il y a des techniciens de surface qui travaillent de jour et en continu, et d'autres qui travaillent très tôt le matin et très tard le soir, soit de nuit et avec un rythme qui ne leur permet pas de dormir des nuits complètes, sauf les week-ends. (exemple : certains personnel de ménage dans des bureaux occupés en journée travaillent de 4h00 à 8h00 puis de 17h00 à 20h30.)

 

Et puis l'Été où je travaillais en abattoir, cela m'a fait une belle jambe (et surtout des douleurs dans les bras et le dos) de lire sur mon contrat que je travaillais à titre d'"employé". Ma tâche n'en était pas moins pénible que l'été précédent où je travaillais en tant qu'ouvrier dans une usine d'agro-alimentaire. J'ai presque même envie de dire au contraire (mais de peu).

 

On ne pourra donc pas s'arrêter à une qualification.

 

 

 

 

En conclusion, je ne vois donc pas de problème à ce qu'il n'y ait qu'un régime unique de retraites et non plus de régimes spéciaux, ni même à reculer l'âge de certains départs en retraite. Mais il est nécessaire que cela soit avec l'exigence que la pénibilité de la vie professionnelle soit prise en compte pour calculer individuellement cet âge de départ en retraite. Et il est nécessaire, pour certaines professions particulièrement pénibles, que cet âge de départ en retraite soit avancé ! Et ce quelle que soit le déficit de la branche retraite de la sécurité sociale. Le statut quo devrait être conservé si en parallèle d'autres prennent leur retraite plus tard.

 

Je doute fort, au vu du déficit de la branche retraite, que la réforme des régimes spéciaux se traduise par un alignement du régime général sur ceux-ci. Ce seront plutôt les régimes spéciaux qui vont s'aligner sur le régime général. Mais ne nous privons pas pour autant de conserver certaines règles de certains régimes spéciaux. Par exemple la pension évoquée en début d'article que les marins touchent en cas de blessure les empêchant de poursuivre leur activité. On pourrait étendre cette règle à tous les travailleurs. Avec éventuellement une obligation de suivre une formation gratuite pour ceux qui sont en état de se former à une profession que leur blessure n'empêchera pas d'exercer.

 

La discussion est ouverte et est dans les mains du pouvoir en place, et j'espère qu'elle passera aussi par les mains du Parlement et des Syndicats.

 

Rémi LF

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